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Madagascar ou la Merditude d’un système maffieux institutionnalisé

C’est quoi ce titre? Les esprits frappeurs censés punir les mauvaises personnes ayant déserté la Grande île, il importe maintenant de frapper les esprits au niveau mondial. Oui, Madagascar, depuis janvier 2014, a hérité de la Merditude d’un système maffieux institutionnalisé.

Le couple Mahafaly et deux de leurs trois enfants au Marriott des Champs-Élysées, le 25 février 2017

Olivier Solonandrasana Mahafaly? C’est la personnalité malgache qui a «reçu» récemment un « prix du courage » de la part d’une entité qui a bien su utiliser à son profit le nom de Nelson Madiba Mandela. Et encore, beaucoup ignore que l’Olivier a du payer un écot au passage. C’est écrit noir sur blanc sur une sorte de contrat:

C'est toujours en petites lettres mais dans ce genre d'entité opportuniste, il y a toujours des contreparties... financières. Invité d'honneur spécial, le Premier ministre malgache a-t-il payé cette "participation financière" de sa poche ou bien a-t-il engagé des deniers publics "à la discrétion du Gouvernement" pour ce prix de pacotille créé uniquement pour lui? Et combien en euros? En tout cas, "grand fan de l'OM", il était bien "invité spécial" à Marseille en juin 2016


Et c’est vraiment pour Olivier Mahafaly qu’a été créé le prix du Courage qui est un doublon du "Prix de l’Audace" initial.

Le "Courage" n'existait pas lors de la création initiale des Prix Mandela


Par ailleurs, il faut rappeler que c’est bien la première fois que ces Prix Mandela ont été décernés par cet Institut Mandela créé en France. Ils n’ont jamais existé avant 2016.


Cela dit, est-ce que cet Institut Mandela -qui se veut prestigieux donc au-dessus du lot- est-il au courant des exploits d'Olivier Mahafaly en tant que ministre de l’Intérieur, puis en tant que Premier ministre ET ministre de l’Intérieur? Non, indubitablement. Après la lecture de ce dossier, les gars de cet Institut inventeront sûrement pour lui le prix du culot… A partir de maintenant, soyez attentifs car tout n’est que vérité et non poisson d’avril. C’est pour cela que j’ai préféré attendre ce 3 avril pour le rédiger et le publier.


Assemblée nationale de Tsimbazaza, le 03 juillet 2015. Le Premier ministre Jean Ravelonarivo a été frappé d’une motion de censure par les députés. Lorsque celle-ci n’a pas abouti, le comportement d’Olivier Mahafaly, alors ministre de l’Intérieur, a été puéril, enfantin, inconscient, insouciant (VIDÉO CI-DESSUS).


Lors des élections sénatoriales de décembre 2015, Olivier Mahafaly, ministre de l’Intérieur, est pris en flagrant délit de corruption (même non achevée) sur une somme s’élevant à 5.000.000 ariary, doublée de menaces. Son interlocuteur n’ayant pas voulu voter pour le candidat Hvm, il n’a pas reçu cette somme et il a été doublement menacé: et par le ministre et par son chef du protocole qui a déclaré: "tu as fait une grosse erreur… l’argent qu’on allait te donner a été retourné, nous allons nous combattre, courage… Et comme l’a dit le ministre: on ne pactise pas avec une écuelle pour chien" (« vilanin’amboho tsy hiavanana e, ambaran’ny ministre »). (VIDÉO CI-DESSUS).


Affaire Ambohimahamasina

Dans un rapport sur les subventions exceptionnelles destinées pour les communes en 2014, la Commune rurale d’Ambohimahamasina, District d’Ambalavao, Région de la Haute Matsiatra, bénéficie de la somme de 396 millions d’ariary pour la réhabilitation du BMH (Bureau municipal d’hygiène). Ce montant de près de 2 milliards d’anciens francs, a mis la puce à l’oreille a l’IGE (l’Inspection générale de L’État). En effet, le BMH d’Antananarivo, Capitale de Madagascar ne possède même pas la moitié de ce budget phénoménal. Or, les travaux et taches qui lui incombent sont à multiplier par mille, au moins, par rapport à ceux de cette commune rurale d’Ambohimahamasina.


Au mois d’octobre 2015, lors d’une demande d’explication, de la part de l’IGE, adressée au maire de cette commune rurale, celui-ci a mis en cause de hautes personnalités de l’État. « Je l’ai constaté dans le compte de la commune le 20 octobre 2014, puis on m’a obligé de le transférer à un autre compte dont le propriétaire ne m’est pas connu. Évidemment, j’ai refusé de le faire mais un ordre venant d’en haut lieu est arrivé. On m’a dit d'obéir sinon le marché ainsi que mon bureau ne seront pas réhabilités ». L’ordre en question venait du ministre de l’Intérieur, Olivier Mahafaly, au profit de Claudine Razaimamonjy, conseillère occulte du président Hery Rajaonarimampianina et amie intime de son épouse Voahangy. (NOTE DES INSPECTEURS CI-DESSUS EN MALGACHE).

Ci-après, la traduction en anglais de la note ci-dessus. Pour encore plus internationaliser cette histoire de système maffieux institutionnalisé.

To the right, answers of the mayor:

" I saw this sum passing in transit in the account (of the Rural district, Editor's note), on October 20th, 2014. We obliged me to transfer this sum for the benefit of a person whom I do not know.

I refused, but there was a pressure by telephone on behalf of the Ministry of the Interior, Home Secretary and the Decentralization, in the person, who told me that if I wanted to obtain the construction of the market and the rehabilitation of the office, I have to obey its orders and there is a priority for the Urban district of Fianarantsoa.

I have conscript the STC (the countable treasurer, Editor's note) and we made the transfer.

From there, I ignore the continuation. I resigned in May 2015 and it is only now (on October 29th, 2015, date of the document thus, Editor's note) that I resume work. When we met in Antananarivo on October 17th, 2015, I wanted to make the reminder to sir Secretary but I was not able to contact him.

Until now, nothing was made here in the Rural district of Ambohimahamasina. I am anxious to specify that it is Madam Claudine who called me to tell me to make the transfer but I did not accept. It is after sir Minister summoned me to respect his orders ". (End of quotation).

Mais au final, à cette époque, l’affaire a tourné en eau de boudin et ce sont les inspecteurs généraux de l’Etat qui ont été sanctionnés. Incroyable mais vrai! La preuve ci-dessous.

Au final, ils seront trois à être sanctionnés (ICI L'ARTICLE DE Rfi)

Le comble dans cette affaire de détournements de deniers publics, c’est qu’elle a coûté sa place au Premier ministre Jean Ravelonarivo -qui avait voulu poursuivre Dame Claudine, en bon rotarien censé servir d'abord- et que son successeur avait défendu puérilement, souvenez-vous en. Mais une fois nommé Premier ministre lui-même, Olivier Mahafaly a confirmé l’adage: chassez le naturel, il revient au galop.

Ces créatures savent-elles que tout à une fin au sommet de l’État? Il semble bien que non

Mais auparavant, fin novembre 2016, le BIANCO sort subitement de sa torpeur et convoque la Dame Claudine Razaimamonjy. Par deux fois, celle-ci ne mettre jamais les pieds dans les locaux de ce Bureau soit-disant indépendant anti-corruption. Au final, elle et l’actuel Premier ministre ne seront jamais inquiétés et le BIANCO s’est déchargé de l’affaire en l’envoyant au tribunal qui, lui, fait comme si ce dossier n’existait pas…


Affaire Port-Bergé (Boriziny en malgache)

Si pour Ambohimahamasina, la majorité des preuves à charge étaient écrites en malgache, cette fois-ci, tout a été rédigé en français. Voici l’histoire minable avec les preuves irréfutables.

Ce qui suit est un texte de la rédaction de newsmada.com Ainsi nous serons plus de fous jetés en prison et plus on y rira. Hihihi, hahaha…


L’histoire remonte au mois de mai 2015. Le ministre de l’Intérieur, Olivier Solonandrasana Mahafaly a notifié le maire de la Commune urbaine de Port-Berger sur l’octroi du financement, dans le cadre des subventions exceptionnelles pour le projet intitulé «Travaux d’aménagement, de réhabilitation et d’équipement de la Tranompokonolona de la CU Port-Berger». Le budget de réalisation des travaux s’élève à 198 460 000 ariary. La convention a été signée entre le maire par intérim de l’époque, Ernest Rakotoson – de mémoire d’homme le maire officiellement élu a été placé sous mandat de dépôt avec d’autres élus quelques semaines plus tôt- et le ministre de l’Intérieur et de décentralisation, Olivier Solonandrasana Mahafaly.

Deux entreprises

Ainsi, les fonds ont déjà été versés sur le compte de la Commune, en totalité, comme l’a indiqué l’article 3 de la convention qui définit la modalité de transfert des subventions. Cette somme devait également être inscrite dans le budget d’investissement en recette comme en dépense, avant de passer par la délibération du Conseil communal et être soumise au contrôle de légalité, comme l’a stipulé l’article 4, alinéa 1 de la convention, concernant notamment l’obligation de la Commune.

Malheureusement, le signataire de la convention n’est pas reconduit à la tête de la mairie. Les élections ont plutôt hissé quelqu’un d’autre, Adolphe Fiarema, à ce poste. Ce dernier s’est alors référé à la convention. Et comme l’a indiqué l’article 2, alinéa 2 de ce document, «Tous travaux de construction et de réhabilitation doivent être conduits par la Commune elle-même en tant que maître d’ouvrage». Cependant, l’importance de la somme allouée aux réalisations des travaux l’a particulièrement frappé. Il a alors consulté des experts en matière de construction et de bâtiment. Ces derniers ont évalué la totalité des travaux à seulement 60 millions d’ariary. Le maire a lors saisi l’Inspection générale de l’État.


Dans une lettre en date du 20 septembre 2016, adressée personnellement au maire de la Commune de Port-Berger, le ministre de l’Intérieur, Olivier Solonandrasana Mahafaly, recommande à l’élu d’effectuer le mandatement du budget total dans les meilleurs délais au bénéfice de deux entreprises, à savoir EBTP pour la somme de 127 856 907 ariary pour la réhabilitation de la Tranompokonolona et ERM pour la somme de 70 500 000 ariary pour l’équipement mobilier. Dans cette lettre, le ministre indique que « La réception technique provisoire de ces travaux finis a déjà été effectuée par les techniciens du ministère et ceux des services déconcentrés au niveau du district en présence des responsables de votre Commune ».

Avant l’arrivée de ce courrier, le maire a dû recevoir des pressions de toutes sortes venant d’en haut, lui obligeant de verser les sommes d’argent aux noms des soi-disant sociétés ayant réalisé les travaux. L’ancien Daf du ministère en personne se serait déplacé sur les lieux pour négocier avec le maire. On lui aurait même signalé que cet argent n’appartenait pas à son père, voilà pourquoi il ne devrait pas le garder.

Des dossiers montés de toutes pièces

Plutôt un ravalement de façade (c'est le cas de le dire) que de vrais travaux d'aménagement, de réhabilitation et d'équipement

Mais Adolphe Fiarema a toujours refusé de verser les sommes indiquées aux entreprises désignées par le Chef du gouvernement. D’un côté, pour la gestion du budget communal, le maire dispose de toute autonomie et qu’il s’agit de deniers publics.

"Jeux de lumière" censés être installés dans toute la salle

D’un autre, il a constaté que les travaux n’ont pas été réalisés. Contrairement à ce que le ministre de l’Intérieur lance dans la lettre qu’il a adressée au maire le 20 septembre dernier, la présidente du Conseil communal, Mirana Rabetrana, témoigne qu’«aucun remplacement des toits n’a été fait, les travaux ne consistaient qu’à la réparation des fenêtres».


Toutes les lois possibles sont évoquées mais rien en ce qui concerne le motif de cette suspension

Suite à ce refus d’Adolphe Fiarema, on a monté des dossiers à son encontre et le voilà suspendu de ses fonctions pour une durée d’un mois, depuis le 23 mars dernier. Il est remplacé dans la plénitude de ses fonctions par l’un de ses adjoints suivant l’ordre de nomination. Selon les explications reçues, cette suspension ferait suite à une plainte déposée par les conseillers communaux contre lui, qui remonte au mois de février 2016. « Ce n’est pourtant qu’un mois plus tard qu’il est notifié de l’existence de cette affaire qui est déjà passée au Bianco et rejetée par le Tribunal administratif ».


La bande à Olivier Solonandrasana Mahafaly n’a en effet d’autres objectifs que de récupérer la grosse somme d’argent que le maire refuse de lui remettre. Pour y parvenir, elle ne recule devant rien. Il s’agit en effet d’une affaire de détournement de fonds de grande envergure dans laquelle l’Inspection générale de l’Etat est sollicitée de se prononcer pour témoigner de la non-réalisation des travaux et de dénoncer l’existence des magouilles de haut niveau dans cette affaire qui ne fait que se répéter, comme exactement le cas à Ambohimahamasina, Fianarantsoa.

La rédaction de newsmada.com

Sincèrement, de visu comme çà: la finition de ces mobiliers est-elle conforme à la facture ci-dessous? Non, assurément non. Payerez-vous si vous étiez à la place du Maire? Il y a trop de zéros de trop


Jusqu’où iront les actuels dirigeants malgaches qui sont réellement au-dessus des lois à Madagascar? Car si le président Hery Rajaonarimampianina reste coi face En tout cas, les bailleurs de fonds, partenaires techniques et financiers et autres investisseurs étrangers sont tous complices car ils agissent tous comme si de rien n’était. Si ces dirigeants-là arrivent à détourner sans vergogne l’argent de leur propre peuple, ils feront pire avec l’argent des « vazaha » qu’ils ne cessent, pourtant, de mendier.


Vraiment donc, Madagascar, depuis janvier 2014: c’est la Merditude d’un système maffieux institutionnalisé. Et cela ne fera qu’empirer avec les invasions turques et chinoises qui feront des Malgaches des étrangers dans leur propre pays. Vivement l’après ère Rajaonarimampianina.

Jeannot Ramambazafy – 03 avril 2017

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Mis à jour ( Mardi, 04 Avril 2017 15:01 )  
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